HSBC se retrouve aujourd’hui dans une mauvaise posture. En effet, il y a peu de temps, la banque britannique a annoncé le départ de son président délégué John Flint. Une restructuration du groupe est aussi en cours et va supprimer 4 000 emplois. Retour sur cette catastrophe qui a touché HSBC

HSBC et sa mauvaise situation

La banque britannique HSBC se retrouve dans une mauvaise situation, et ce, pour plusieurs raisons. D’un côté, il y a la crise du Brexit qui est toujours d’actualité. Cette sortie des Anglais de l’UA va mettre la banque dans une position très délicate.
Mais son plus grand problème c’est son exposition au marché de l’Asie et à son taux négatif. En effet, la prospérité de HSBC dépend grandement de la santé des échanges commerciaux entre l’Est et L’Ouest. Il faut savoir que le groupe HSBC réalise 80 % de ses bénéfices en Asie. Or, les marchés asiatiques présentent un taux négatif record. Les droits de douane additionnels de 10 % sur 300 milliards de dollars d’importation en Chine instaurés par président Donald Trump n’arrangent pas la situation. Cerise sur le gâteau, il y a aussi la situation à Pekin qui complique la place financière de HSBC très implantée à Hongkong.

Le départ de John Flint, le patron de HSBC

John Flint fut présenté comme l’homme de la situation pour amener HSBC dans le droit chemin. Âgé de 51 ans, son parcours professionnel de 30 ans est considéré comme un modèle de réussite. Il a commencé en bas de l’échelle en tant que simple stagiaire pour devenir le patron. Mais son règne n’a pas duré longtemps, car le 5 aout dernier est annoncé son départ. Ce départ après seulement 2 ans en a surpris plus d’un. Cela a donné vie à plusieurs théories comme quoi il était question d’un conflit interne. Ronald Wan, le PDG de Partners Capital International fait partie des partisans de cette théorie. Mais Mark Trucker, le président du groupe HSBC, dément cette théorie en expliquant qu’il n’y a pas eu de mésentente personnelle ou de désaccord sur la stratégie. Le groupe explique ce départ comme un changement nécessaire pour faire face aux défis.

Programme de restructuration chez HSBC

La bande britannique HSBC doit prendre des mesures strictes pour faire face à la situation actuelle. La restructuration par le groupe passe par la suppression de 4 000 emplois sur les 200 000 emplois à travers le monde.

Il est surtout question de supprimer les postes à responsabilités, autrement dit ce sont les salariés séniors qui sont visés. La suppression de ces 4 000 emplois va couter à HSBC entre 650 millions et 700 millions de dollars. Cette annonce survient le même jour de la sortie des résultats du premier semestre qui est en hausse. Le résultat semestriel met en avant un bénéfice net de 18,6 %, soit 8,5 milliards de dollars. Mais le groupe reste prudent concernant les prochains mois. C’est pourquoi il annonce une baisse des taux en cours aux États-Unis. Le but est de comprimer les marges réalisées par les banques sur les prêts. Au passage, cela va aussi aider à lutter contre les tensions géopolitiques.

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