À la suite de la crise économique de 2008, les pays occidentaux ont adopté des politiques économiques favorisant la baisse des taux d’intérêt. En théorie, les faibles taux d’intérêt devraient relancer l’économie, mais l’argent gratuit ait également des effets négatifs.

Focus sur les taux d’intérêt pour une meilleure compréhension de la situation

Lors d’un emprunt, le créancier exige, non seulement le remboursement du capital, mais également le versement des intérêts. À ce titre, l’intérêt peut être assimilé au coût de l’emprunt et représente le revenu de l’organisme préteur. Il est exprimé en pourcentage du capital, cette proportion est appelée taux d’intérêt. Les taux d’intérêt sont fixés par les banques centrales de chaque pays. Comme en Europe, ce rôle revient à la Banque Centrale Européenne (BCE). Ces derniers fixent un taux directeur qui servira de base aux taux d’intérêt appliqués par les banques primaires et les autres établissements de crédit. Néanmoins, ces derniers prennent une marge au-dessus de ce taux directeur. Ce pourcentage, à leur profit, leur sert de revenu lorsqu’ils prêtent aux particuliers ou aux entreprises.

Le rôle des taux d’intérêt dans l’économie

Les taux d’intérêt jouent un rôle important dans l’évolution des activités économiques. Ils influent directement sur l’accès au crédit, impactant ainsi l’investissement et la consommation dans certains secteurs. En principe, des taux d’intérêt bas permettent aux différents agents économiques, tels que les ménages, les entreprises et l’État de s’endetter à des coûts très faibles. Faciliter l’accès aux crédits permet alors de stimuler la consommation ainsi que l’investissement. Or, une hausse de la consommation accroît les activités économiques. En effet, certains secteurs tels que l’immobilier et l’industrie automobile dépendent de la capacité des ménages à s’endetter afin de vendre leurs produits car peu sont les clients disposant d’une grosse somme pour payer cash sans passer par les crédits. En théorie, des taux d’intérêt élevés ralentissent les activités économiques. Lorsque le coût des emprunts augmente, implicitement, les ménages s’endettent moins, ce qui réduit la consommation.

Taux d’intérêt extrêmement bas, un frein au développement économique

En théorie, les taux d’intérêt faibles stimulent l’activité économique, et vice-versa. Pourtant, il semblerait que si les taux d’intérêt restent durablement bas, la situation peut aller de mal en pis. Dans de tels cas, les investisseurs préfèrent se lancer dans les obligations d’État même s’ils sont à taux dérisoire. De plus, des faibles taux d’intérêt ont un impact sur l’activité bancaire car ce sont les principales sources de revenus dont disposent ces établissements financiers pour dégager des profits. Ces derniers empruntent à court terme à des TAEG faibles pour ensuite financer des projets à long terme, moyennant des taux plus élevés. Si les taux pour les emprunts à long terme s’avèrent faibles, les banques éprouvent des difficultés à créer de la marge. Pareillement, ce taux très bas semble stimuler les spéculations, notamment dans le domaine de l’immobilier. Les prix de l’immobilier tendent à augmenter rapidement puisque de nombreuses personnes peuvent s’endetter pour acheter de nouveaux biens.

Si les taux pour les emprunts à long terme s’avèrent faibles, les banques éprouvent des difficultés à créer de la marge. Pareillement, ce taux très bas semble stimuler les spéculations, notamment dans le domaine de l’immobilier. Les prix de l’immobilier tendent à augmenter rapidement puisque de nombreuses personnes peuvent s’endetter pour acheter de nouveaux biens.

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